•  La ville de Ban Lung, n’est en elle-même pas très séduisante, mais ce que je vais vivre ici me fera largement oublier le coté poussiéreux et manquant de charme de l’endroit...

         

     Pour ma première journée à Ban Lung, j’enfourche mon vieux vélo tout pourri fraichement loué chez Richie (mon nouvel ami, le patron du resto ou j’ai mangé la veille…) et me dirige vers le marché… Un cambodgien ralenti a ma hauteur et me dit « where do you go ?» une des 5 phrases type qu’ils apprennent  à l’école… Il m’accompagne donc et se promène avec moi dans cet étonnant marché, me commentant les étrangetés que nous rencontrons… La lumière filtrant par les ouvertures, se melant à la poussière et à la fumée des chaudrons bouillonnants, les odeurs se mélangeant les unes aux autres, la diversité des produits, le sourire des gens, l’animation et l’ambiance générale font de ce marché un de mes préférés. 

     

     

     J’enfourche ensuite à nouveau ma bicyclette en direction du Lac Doeng Zeak Lom, un lac de cratère de plus de 50m de profondeur, formé il y a 700 000 ans et entouré d’une dense forêt. Malgrés la présence de mystérieuse créatures légendaires on peut s’y baigner et en faire le tour à pied. Je passe alors une excellente journée avant de repartir en direction d’un lodge sur une colline pour admirer le coucher de soleil… quand tout à coup mon vieux cher vélo déraille ! Impossible de remettre la chaine rouillée… 2 Cambodgien essaient sans succès, le troisième me conduit jusqu’qu Lodge pour que je puisse téléphoner à Richie qu’il vienne me récupérer en même temps que son tas de ferraille… En l’attendant (3heures durant !) les proprios du lodge avec les 2 seules touristes occupant les lieux m’offrent une bière, puis deux, puis un repas complet dans un ambiance fort sympathique !!!! Au bout du compte, ce cher Richie n’ètant toujours pas là ils me ramènent en ville sans rien accepter en échange ! Quel accueil !!!! A l’arrivée, je rencontre chez Richie 2 serbes passionnés de vélo qui réparent l’engin en question et m’invite à boire un verre dans un petit bar local. Quelle journée !!!!

     

     


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  • Là encore c’est un drôle de concours de circonstances qui m’amène à rencontrer Laurent et me joindre à lui pour un trek de 3 jours dans le parc nationale du Virachay. Nous commençons par un détour au marché, ou Sou, notre guide choisi méticuleusement nos provisions pour les 3 prochains jours. Attention, il n’est pas question d’un simple pique-nique avec pain et fromage mais nous partons bel et bien avec le wok, légumes, viande, œufs, riz, nouilles, sauce soja et épices !!! Avant de partir il nous reste un détail à régler : il doit s’acheter des chaussures, il est vraiment sorry but les siennes sont foutues… Il choisit alors une vieille paire trop grande pour lui, probablement abandonnées par un touriste… Nous sommes donc prêt !

     

    TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    Après 1h30 de moto sur pistes sableuse et poussiéreuses, nous arrivons couverts de poussières au bord d’une rivière, que nous allons remonter 2 heures durant… Nous admirons la végétation tandis que notre guide nous imite le cris de chaque oiseaux que nous rencontrons, et saluons les enfants qui seuls sur des pirogues sont en train de pêcher… 

     

    TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY  TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    Nous arrivons enfin au village, perdu au milieux de rien,  se composant de 7 familles issue d’une minorité (et oui, en Asie en compte en nombre de familles !) Après un petit tour à la rencontre des habitants, un jeux cambodgien (mélange entre un volley et un foot avec une fléchette…) et une douche dans la rivière nous retrouvons notre guide qui se révèle un véritable cordon bleu, maitre de la machette !

      

    TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    Nous rejoignons ensuite les villageois  réunis dans ce qui semble être la maison du chef. Eclairés à la frontale, ils possèdent néanmoins une télé d’où s’élèvent chants traditionnels et karaoké. Animistes, ils croient aux fantômes et aux esprits et font ce soir là une cérémonie pour une de leurs qui est malade. Ils ont créé une sculpture avec des branches végétaux et sang de poulet, et récitent des incantations… Le tout bien évidemment arrosé d’alcool de riz ajouté à un mélange de riz fermenté, le tout enfermé dans une jarre, que l’on boit à l’aide d’une paille de bambou… Ils se font alors un grand plaisir de nous faire gouter, regoutter et re re goutter leur potion miracle !!!! Ce soir là, dans cette cabane à l’odeur de feu de bois, éclairée par quelques lampes frontales et la présence improbable d’une télé, nous savourons ce moment privilégié. D’un côté, derrière un écran de fumée s’élevant de la cheminée, nous sommes observateurs de cette scène de vie, et de l’autre nous prenons part à leur rituel, nous imprégnant de l’ambiance, de l’obscurité, des chants traditionnels, des odeurs, du gout des fruits et de l’alcool qu’on nous offre,  d’un regard, d’un sourire, d’un geste, des paroles que nous ne comprenons pas… peu importe, il n’y a rien a comprendre. Etre là suffit…

      

      TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY  TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY  TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    Après une dure nuit dans un hamac, ce sont des nouilles sautées au porc, riz, oignons et piments qui nous attendent ! Nous partons ensuite accompagnés de notre guide et d’un jeune du village au visage si particulier : ses traits rudes et marqués lui donnent un air sévère et solitaire, tandis qu’en un sourire ses yeux s’illuminent et son visage s’éclaire. Equipé de sa machette il avance en éclaireur et nous trace le chemin. Nous progressons alors dans la jungle : chemin dégagé entre d’immenses arbres aux lianes spectaculaires, forets de bambous, vastes riyières aux herbes hautes et sèches, traversées de rivières asséchées, escalade et glissade sur des sentiers escarpés, parcours du combattant entre branchages, lianes et bambous…  Nous nous demandons bien comment il est possible de trouver son chemin dans ce cœur de végétation !!!!

     

    TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY  TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY  TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    Pour le pic nique, quoi de plus normal que de s’arrêter au bord d’une rivière, sortir le filet, le pantalon de pyjama et plonger pour pêcher du poisson ?!

      

     TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY 

    En fin de journée nous atteignons une petite clairière au sommet d’une cascade, et c’est dans ce lieu hors du temps que nous installons le campement. Notre chef nous concocte à nouveau un délicieux repas avec des œufs porté avec soin à la main durant tout le trajet ! La nuit ne se fait pas attendre et nous nous installons sur un rocher chauffé par le soleil pour admirer le ciel étoilé. Il est d’une profondeur inégalée, tandis que les points scintillants semblent s’être démultipliés, c’est incroyable. Au fond c’est peut etre dans ces moments là que se trouve Dieu : le partage de la simplicité, un partage en toute simplicité, le bonheur d’être là, la plénitude d’un instant qui n’a ni passé, ni futur.

      

    TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY   TREK : PARC NATIONAL DU VIRACHAY

    C’est avec le cri presque électronique des gibbons, chant à la fois mélodieux et perçant, que nous nous réveillons, prenons notre thé dans des tasses de bambou fraichement confectionnées et "dégustons" (à cette heure ci, on ne parlera peut etre pas de dégustation!) notre plat de nouilles sautées… Il est déjà temps de prendre le chemin du retour, quitter ce petit paradis, et après marche, bateau et moto rejoindre Ban Lung pour apprécier comme il se doit une douche bien méritée !!!!!

     


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  • KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)  KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)  

    C’est après un trajet de bus peu commode que j’arrive à Kampong Cham… et oui, première tourista… Des restes de la jungle ? le restau Indien de la veille ??? Je vous épargne les détails… Je profite donc de cette petite ville en bord de fleuve et son fameux pont de bamboo reconstruit chaque année, pour me reposer et récupérer.

     

     KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)  KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)      

    Une fois remise, je rencontre une joyeuse équipe à la guesthouse et nous embarquons avec notre ami guide Kim, pour une journée sous le thème de  l’alcool de riz…

     

       KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13) KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13) 

    KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13) KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)

    Après une petite halte au marché pour acheter de quoi cuisiner le repas , nous arrivons sur une immense plage de sable, ou les bords du Mékongs on des allures de méditerranée ! Suite du programme : leçon de pêche. Des dizaines et des dizaines de poissons sont pris au filet et nous tentons maladroitement de les sortir des mailles. Notre repas en  poche, nous partons en direction du village, ou on nous attend déjà avec un grand sourire et un verre de d’alcool de riz !

     

    KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13) KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13) KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)   

    Après ce convivial apéro, nous avons droit à une visite guidée puis une dégustation des produits tout juste sortis de terre : pastèque, melon, concombres… Nous rejoignons ensuite les villageois pour déguster le fabuleux repas qu’ils ont préparé avec ce que nous venons d’apporter.

     

    KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)   KAMPONG CHAM (06/01 au 09/01/13)

    Tous assis sur le sol nous partageons alors ce moment de convivialité et malgré l’absence de langue commune, les cris et les rires vont de bon train. Les verres et les assiettes n’ont pas le temps de se vider qu’ils se remplissent déjà. « Choulmoui » autrement dit « santé », à ne pas confondre avec un truc du genre « joulmoui » qui veut dire « baiser » ! C'est en chansons que nous terminons cette journée fort bien arrosée, et reprenons le bateau encore subjugués de l'accueil qui nous a été réservé...

     


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  • PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)  PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)   PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)

    Je profite d’un arrêt forcé à l’hôpital de Phnom Pen pour visiter la capitale. Première grande ville, depuis Hanoi c’est-à-dire il y a un mois et demi… Moi qui n’aime pas vraiment les grosses villes, je découvre et apprécie beaucoup cette capitale aux quartiers divers et variés, mais surtout chargée d’histoire. Une histoire terrible sur laquelle j’en apprends plus lors de la visite des killings fields et de l’ancienne prison Tuol Sleng. Une histoire qui soulève aussi de nombreuses questions, mais une particulièrement : « ou est-ce que ce peuple marqué par ce drame récent a-t-il trouvé la force de se reconstruire et d’afficher aujourd’hui un tel visage de paix » En effet, le sentiment de paix intérieure, d’acceptation qui émane de leur regard, leurs sourires, leur accueil, leur gentillesse sont autant de messages d’espoir, symboles de vie et modèle qu’ils nous offrent. 

      

     PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)  PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13) PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)

    J’enfourche alors mon vélo pour arpenter les rues de Phnom Pen et affronter chaleur, circulation et pollution. C’est effectivement tout un art de circuler dans ce flot incessant de véhicules ! Je découvre donc rues touristiques, populaires, quais animés, restaurants et bars branchés, mes petites échoppes de nourritures favorites et marchands ambulants, temples, portraits du roi et palais royal illuminé… et sans oublier (étant donné ma passion pour les marchés asiatiques) les superbes marchés populaires ! Et puis je retrouve Déborah, en vacances avec ces cousines, avec qui nous passons deux excellentes soirées et dégustons les meilleures nouilles fraiches du monde au David’s restaurant.

    PHNOM PEN (09/01 au 11/01/13)

     


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    Il y a quelques heures, j’étais dans le bus en direction de ma prochaine destination : Kep (petite ville de pêcheurs, plage et soleil…) et me voilà à Kampong Trach (grande rue poussiéreuse !!!) On pourrait effectivement se demander ce que je fou là !!!!! Et bien mon voisin de bus, Cambodgien originaire d’un petit village à côté de Kampong Trach vient de m’inviter au mariage de son meilleur ami qui a lieu le lendemain !!! Me voilà donc dans la seule guesthouse du village, peut-être même ouverte rien que pour moi ou personne ne parle anglais… Direction le marché pour se restaurer… C’est de loin le plus sale que je n’ai jamais vu : je marche sur un tapis d’ordures, et la viande qui traine sur es étalage a encore plus triste mine qu’ailleurs… Je progresse courbée en raison de la hauteur des bâches et semble être l’attraction du moment. Des regards intrigués, amusés curieux, étonnés : Une « barang*» sur le marché !!! (*en Asie, barang ou falang = tout ce qui est blanc et a un long nez…) Je trouve un petit stand de soupe de nouille tout aussi douteux que le reste, allez, je tente le coup… C’est en fait délicieux et dès que le contenu de mon assiette diminue, elle me rajoute une louche ! Enfin, malgré les conseils de sa voisine pour gagner un peu plus d’argent, elle me fait payer le prix local et le tout avec un grand sourire, quelle bonheur !!!! Je pars ensuite en quête d’un cadeau pour les mariés et opte pour un service d’assiettes, de petits plats, et de bols tous aussi moches et kitch les uns que les autres !!!!

     

       

    Ravie de mon achat, je pars me balader dans les environs et découvre rizières, formation karstiques, grottes, et grottes abritant de petits temples.

     

     

      

    18h, nous arrivons au dit mariage, dans un jardin ou est monté un chapiteau multicolore. Des tables rondes y sont disposées avec nappes et couvertures de chaises aux motifs bariolés assortis aux jupes de certaines convives ! Enfin, de gros nœuds jaunes viennent couronner le tout ! Des dizaines de baffes envoient de la musique Khmer, tandis qu’une télé diffuse un karaoké. Tout semble beaucoup moins protocole que chez nous ! Les invités viennent quand ils veulent s’installent à une table ou on leur amène le repas, tandis que les mariés restent debout pour faire l’accueil ! Nous prenons donc place et on nous amène un petit paquet contenant un bol, un verre, des baguettes et une serviette qui sert à nettoyer le tout avant utilisation… J’imite mes voisins en essayant de ne pas faire d’impairs !!!! Chacun possède son bol de riz puis  table se remplit d’une multitude de plats dans lesquels chacun pioche au fur et à mesure avec ces baguettes. Je déguste donc ces merveilleux plats qu’on me tend gracieusement toutes les trois secondes et demie en essayant d’oublier que ce qui les compose provient du marché que j’ai découvert ce matin !!!!! Et bien sûr, le plus important : ici pas de champagne mais de grands litrons de bière noyée par de gros glaçons qu’ils descendent cul sec ! Le repas est donc rythmé par les « choulmoui », puisqu’ici on trinque dès qu’on porte le verre à sa bouche, c’est-à-dire toutes les 15 secondes environ ! Très peu d'entre eux parlent anglais mais ce soir là, les mots semblent accesoires à la communication et à la convivialité ! Puis nous nous lançons sur a piste de dance et j’essaie d’apprendre la dance Khmer avant qu’on enchaine sur la musique internationale, c’est-à-dire « gan gamstyle » au moins 4 fois !!!! Un autre étranger, ami du marié, se joint à moi et nous devenons l’animation du mariage ! Les enfants dansent avec nous tandis qu’on nous apporte à boire de tous les côtés ! Sur la route du retour, je me promets de ne jamais oublier cette extraordinaire journée !

     


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    Après une petite heure de bateau en plein soleil, je débarque sur Rabbit island. Bon ce n’est pas la plage de sable blanc et l’eau turquoise, mais la baignade est très agréable et le coucher de soleil magnifique ! Je retrouve par hasard Delphine et Yann, deux français fort sympathique que j’avais rencontrés à Ban Lung, décidemment le monde est petit !

     Malheureusement, la malédiction qui me poursuit depuis le Vietnam survient durant la nuit : un orage s’abbat sur l’ile ! Mais je ne me laisse pas décourager et le lendemain vais courir sous la pluie, sur des sentiers encore très sauvages… et me baigne, mouillée pour mouillée ! C’est juste un vrai bonheur quand les proprios exécrables de la Guesthouse (ou il faut demander d’allumer la pompe dès qu’on a besoin d’eau) coupent la dite pompe au milieux de ma douche, après avoir mis 20 minutes avant d’aller l’ouvrir ! Je passe néanmoins une bonne après midi hammac avec Delphine et Yann, mais l’accueil déplorable et le temps me font quitter l’ile le lendemain…

     


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    Petit havre de paix au bord de mer, Kep est connu pour son fabuleux marché au crabe. Un tout petit marché, certes, mais débordant d’animation. D’un côté, il y a les femmes couvertes de la tête au pied qui sortent directement de l’eau les crabes pris au piège dans leur panier de bambou. Les pauvres bêtes passent alors de mains en mains selon un troc incompréhensible mais savamment mené avant leur destination finale : la casserole ! En effet, de l’autre côtés, ce sont : des feux de bois qui crépitent, des casseroles fumantes dans lesquelles des crabes entrent gris et ressortent roses comme par magie, des bassines remplies de poissons frétillants, leurs confrères qui grillent sur des barbecue, aux côtés de leurs cousins poulpes et crevettes, et enfin, le célèbre poivre vert de Kep qui vient orner le tout. On ressent ici l’allégresse et l’entrain des villages de bord de mer, et c’est dans cette ambiance que je savourerai poisson, soupe de crabe et le fameux crabe, sauce au poivre ! Classé dans le top 3 des dégustations !!!!

     

     

    Outre sa cuisine exceptionnelle, Kep se situe dans un cadre magnifique et ce ne sont pas les excursions qui manquent. Un petit tour au parc naturel de Kep, sur des sentiers balisés (et oui, ça existe) nous (avec Milan, rencontré à la guesthouse) mènent au sunset roc ou nous profitons d’un magnifique coucher de soleil.

     

     

    Puis je pars en balade à vélo pour découvrir les marais salants en longeant le bord de mer : géométrie d’eau stagnante, de rizières dorées, d’alignement de palmiers ponctués de buffles et petites cabanes.

     

     

    Au retour je mârrete au temple Samathi qui offre, après une bonne centaine de marches, une superbe vue sur Kep et l’horizon dans lequel se perd l’océan.

     


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     CAMPOT (20/01 au 24/01/13)  CAMPOT (20/01 au 24/01/13)  CAMPOT (20/01 au 24/01/13)

    Bokor :

     C’est après avoir affronté un vent incroyable et faillit nous envoler 2 fois que nous parvenons à Bokor, ancienne ville française. J’insiste sur le « ancienne » car aujourd’hui on dirait plutôt un tas de ruines hébergeant des fantômes. C’est assez étrange à vrai dire, un hotel, une vieille église et un autre bâtiment tous trois abandonnés, côtoient un immense casino, un petit temple et un stand de soupe de nouilles… Etrange, c’est vraiment le mot ! Néanmoins, la vue sur la jungle, puis l’océan et l’ile de Phu Qoc au Vietnam est surprenante, malgré un ciel voilé.

     

     CAMPOT (20/01 au 24/01/13) CAMPOT (20/01 au 24/01/13) CAMPOT (20/01 au 24/01/13)

    Les plantations de poivre et la campagne :

     Ce jours là, nous partons visiter les alentours de Kampot, et notamment les plantations de poivre vert, dans un endroit hors des sentiers battus. Nous arrivons dans une immense propriété, ou mangues, ananas, bananes, papayes, semblent se faire concurrence. Les grains de poivre quant à eux se pavanent en grappe sur de grands tuteurs de béton à l’alignement géométrique. Nous goutons alors quelques une de ces graines, et apprécions leur saveur épicée. Puis nous empruntons les petits chemins de terre, et découvrons un paysage magnifique. Le cadre est formé par les montagnes, vertes, abruptes mais au sommets doux et arrondis. Géométrie de rizières pour le point de fuite, palmiers élancés pour les verticales, et chemins sinueux pour un peu de douceur. Puis vient la couleur. Reflets jaunes, dorés des rizières asséchées, quelques touches de vert vif disséminé ça et là, un diamant étincelant, incidence parfaite entre un rayon lumineux et la surface miroitante d’un petit étang ou de l’immense lac du secret. Enfin, pou achever l’œuvre, quelques touches de vie. Un buffle dans une rizière, un troupeau sur le chemin semblant connaitre sa destination et le moyen d’y parvenir… Quelques maisons de bambou, un village. Des enfants qui jouent, des visages ridés qui nous regardent passer, des sourires, des mains qui s’agitent… Ce tableau n’a pas de prix.

     

    CAMPOT (20/01 au 24/01/13)  CAMPOT (20/01 au 24/01/13) CAMPOT (20/01 au 24/01/13) CAMPOT (20/01 au 24/01/13)  CAMPOT (20/01 au 24/01/13)

    Le coucher de soleil sur les marais salant :

     Ce paysage fait partie de ceux qui m’on le plus marquée. C’est comme s’il laissait transparaitre de cette magie du Cambodge. Voici l’heure ou le soleil décline. Comme chaques jours, l’astre tire lentement sa révérence, incline discrètement ses rayons, se teinte successivement de toute une pelette d’oranger. Le ciel quant à lui se pare de douceur et se drape de milles bleus.

    Nous traversons en hate les petits villages, comme une course contre le soleil, et parvenons au bout de la piste de sable et de cailloux. Là ou les forces du ciel et de la terre se rencontrent en un miroir d’argent, reflet du cœur, reflet de l’âme. La géoméétrie des digues, des rizières et de la petite cabane de bois ancrent l’Homme dans son matérialisme tandis que l’eau, étrange surface de verre miroite couleurs et lumière. L’eau et le ciel, le ciel et l’eau. L’Homme tantot se raccorche aux lignes brunes, au petit rateau négligemment oublié pour ne pas perdre pied, tantot abandonne toute tentative de contrôle, et tombe dans cette abime de lumière et de verre, aux odeurs de sel et de mer. Puis vient la nuit et son sombre manteau qui dissimule petit à petit couleurs et contours, pour laisser apparaitre les astres divins qui peuplent nos rêves…

    Mes les moustiques ont bien vite fait de nous sortir de ce rêve éveillé, leurs piqures nous rappelant à la réalité. Nous prenons alors le chemin du retour et nous arrêtons en route pour déguster du palm juice (étrange breuvage, au gout plutôt… dégueulasse !), des poulpes et du porc grillé en guise d’apéritif. Assis sur une natte dans le jardin d’une famille qui concocte ces petits mets, nous trinquons avec un groupe de Cambodgien bien décidé à ne pas nous laisser nous déshydrater !

      

    CAMPOT (20/01 au 24/01/13)                                          CAMPOT (20/01 au 24/01/13)                                                              CAMPOT (20/01 au 24/01/13) 

    Un nouveau mariage !

    Grâce à Marshal et ses connaissances cette fois, nous sommes convié à un mariage. Un peu plus grand que celui de Kampong Trat, il rassemble une multitude de gens différents : des jeunes enfants aux yeux pétillants des doyennes édentées, la langue rougie par le bétel et le visage marqué, des Musulmans du villages voisin, des jeunes filles aux robes pailletées, d’autres en pyjama… Et un groupe de Brang, touristes ou expat. Un mélange étonnant dans une ambiance conviviale, bien qu’un peu éparpillée. En effet, certains se lancent timidement sur la piste de dance, d’autres, spectateurs, sont alignés sur des chaises, d’autres encore s’occupent du ravitaillement, tandis qu’un petit groupe de vieilles femmes, assises sur une paillasse de bamboo semble ignorer complètement ce qui se passe autour ! Comme d’habitude, on nous installe tel des rois, et nous apportent de succulents plats et nous inonde de bière noyée au glaçon ! Ravis de voir des Barang dancer, on vient nous chercher pour nous mettre sur la piste, comme si nous étions chargés de l’animation ! Je sympathise alors avec une petite vieille au regard à la fois profond, intense et malicieux, et aux dents pourries. Elle ne me lâchera pas de la soirée, me tirant de la chaise dès que j’y approche mes fesses !


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    Après 2 heures de bateau, nous arrivons sur une plage magnifique à l’heure ou la lumière sublime le paysage. Nous dégottons une guesthouse très basique avec vue… sur les égouts qui se jettent dans la mer pour une somme encore exagérée ! Nous profitons néanmoins d’un excellent barbecue les pieds dans l’eau !!! Le lendemain, nous traversons la jungle pour nous rendre de l’autre coté de l’ile ou nous attend une immense plage déserte de sable blanc et une eau transparente, comme on en voit sur les magazines ou les photos des autres !!!! Et bien me voilà dessus !!!! Nous profitons une journée entière de ce magnifique coin de paradis avant de rejoindre le coté habité de l’ile pour se baigner à nouveau !!!! Le lendemain, il faut déjà quitter ce lieux tout droit sorti d’un rêve… Détails de visa Thai à régler à Phnom Pen oblige… Quel dommage !!!!!

     


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  • SIEM REAP (24/01 au 29/01)   SIEM REAP (24/01 au 29/01)

    Siem Reap, ville qui servira de base pour la visite des temples d’Angkor est, contrairement à ce qu’on m’en avait dit, fort agréable… Si, bien sûr, on évite le quartier touristiques et la rue des bars et boites de nuits… Un bord de rivière agréable, de jolis temples, une campagne environnante magnifique, un marché tout à fait sympathique ou je déguste de délicieux rouleaux de printemps, un restaurant de rue tenu par 3 sœurs qui deviendra ma seconde maison (ou un jour d’ailleurs, au moment de payer on me dit que quelqu’un a payé pour moi… et il ne se manifestera jamais !)… Bref, une ville ou il fait bon se reposer après la visite d’Angkor…

     

    SIEM REAP (24/01 au 29/01) SIEM REAP (24/01 au 29/01) SIEM REAP (24/01 au 29/01)

     SIEM REAP (24/01 au 29/01) SIEM REAP (24/01 au 29/01) SIEM REAP (24/01 au 29/01)

    Pour mon dernier jour à Siem Reap, j'enfourche mon vélo pour aller me ballader dans la campagne environnante. Alors que je déguste un bamboo sticky rice au bord d'un champ, une dame vient me faire signe (ne parlant pas anglais) de venir chez elle... Elle est en train de préparer une sorte de mixture laiteuse à base de riz passé entre 2 meules. Elle me fait essayer puis ajoute des feuilles pillées qui donnent à la préparation une couleur verte, avant de la faire cuire... Je ne sauraispas vraiement quel est le but de cette préparation, sans doute un pate de riz... Finalement ma ballade à vélo s'arretera ici, et le temps par la meme occasion, puisque je resterai dans cette famille tout l'après midi, à observer la méticuleuse préparation et jouer avec les enfants. Quelle magnifique journée...

     

    SIEM REAP (24/01 au 29/01)       SIEM REAP (24/01 au 29/01)                                             SIEM REAP (24/01 au 29/01)        SIEM REAP (24/01 au 29/01)

     


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